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الكنيسة الكلدانية الكاثوليكيةفي سويسرا

Être différent

نُشر في 15.01.2026 — Abbé Naseem Asmaroo

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À force de vouloir plaire à tous, on finit par ne ressembler à personne.

Jésus l’avait dit d’une manière bien plus élégante : « Vous êtes le sel de la terre ».
Le sel, c’est ce petit rien qui change tout. Invisible dans la masse, mais impossible à ignorer. Absent, tout devient fade. En trop grande dose, il dérange.

Être « pas comme les autres », par ses idées, ses convictions, sa façon de vivre, c’est ça : on attire parfois la curiosité, parfois le rejet. Parce que la différence gratte un peu, bouscule les habitudes, remet les repères en question.

Karl Barth parlait d’ « être un signe de contradiction » : non pour provoquer inutilement, mais pour rester fidèle à ce que l’on est, même lorsque tout va dans l’autre sens.

Et ce n’est pas réservé aux croyants : dans tous les domaines, il y a ces voix minoritaires, ces choix de vie qui nagent à contre-courant. Elles ne sont pas un défaut à corriger, mais une richesse à accueillir.

Le vrai problème commence quand on se compare sans cesse : vouloir être « comme » ou « mieux que » écrase ce que nous sommes vraiment. Accepter d’être différents, et de laisser les autres l’être, c’est arrêter la compétition et la comparaison. C’est voir que la diversité n’est pas une menace, mais une chance.

Alors oui, osons être sel, même si ça pique parfois. Osons être lumière, même si ça éblouit un peu. Pas pour briller nous-mêmes, mais pour que chacun, avec sa singularité, rende le monde plus riche, plus vrai, plus humain.

Car au fond, le sel n’existe pas pour lui-même. Il se donne, se fond… et transforme tout ce qu’il touche.

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